La douleur, comment cela fonctionne-t-il?
Toute douleur implique deux composantes : les signaux nerveux de danger issus du corps et l’analyse/interprétation complexe du cerveau. Quand les fibres nerveuses de votre corps détectent un danger, elles envoient un signal au cerveau. Cependant, les fibres ne sont pas suffisantes pour déclencher la douleur, c’est votre cerveau (sans que vous ne le réalisiez) qui fait une analyse des signaux reçus.
En fonction de plusieurs facteurs (expériences préalables, enjeux, culture, croyances, contexte…), votre cerveau peut décider de créer le sentiment d’une douleur légère, d’une douleur importante ou décider de ne pas provoquer de douleur. C’est donc le cerveau qui détermine de l’intensité de votre douleur. L’influence de ces facteurs explique que le ressenti de la douleur est très variable d’une personne à l’autre.
Certaines douleurs sont bénéfiques. En effet, c’est un système d’alarme interne qui nous avertit des dangers pour le corps. Exemple : lors d’une entorse de cheville, la douleur est créée pour nous faire adopter une réaction adaptée comme une boiterie afin de limiter la sollicitation des tissus endommagés et permettre leur cicatrisation. Cette réaction s’appelle « la sensibilisation nerveuse ». Au fur et à mesure de la guérison des tissus, le système nerveux se calmera et la douleur diminuera.
Néanmoins, le système de la douleur étant un des nombreux systèmes internes du corps, et tout comme le système digestif qui parfois ne fonctionne pas parfaitement, il peut aussi être défaillant, notamment en provoquant une douleur trop importante. Les choses qui devraient juste faire légèrement mal (comme un pincement), font très mal, et les choses qui ne devraient pas faire mal commencent à faire mal. Des douleurs spontanées peuvent même apparaître de façon imprévisible.
Les cellules nerveuses du corps deviennent trop sensibles et réagissent trop facilement, ce qui donne lieu à de l’HYPERsensibilité nerveuse, qui est un phénomène physique, observable et mesurable. Les douleurs excessives ne sont donc PAS « juste dans votre tête ».
La bonne nouvelle est que c’est réversible. En effet, les cellules nerveuses hypersensibles peuvent également changer et devenir moins sensibles.
Conclusion :
- La douleur est une décision du cerveau.
- Une lésion n’entraine pas toujours une douleur et inversement, une douleur ne doit pas être considérée comme étant toujours le reflet d’une blessure.